Promesse d’achat en immobilier : a-t-elle de la valeur ?

Également appelée « offre d’achat », la promesse d’achat en immobilier est considérée comme étant une marque d’intérêt sérieuse et concrète de la part d’un acheteur. Mais en l’absence d’un compromis de vente, est-ce que la promesse d’achat a une quelconque valeur pour les deux parties ? Voici la réponse à votre question.

 

Une promesse d’achat, qu’est-ce que c’est ?

En premier lieu, qu’appelle-t-on réellement une promesse d’achat ? Il s’agit d’un document écrit, dans lequel l’acheteur potentiel du bien immobilier (maison ou appartement) formule une offre concrète et chiffrée au vendeur. Ce dernier est ensuite libre de donner suite à la proposition, et si tel est le cas, l’acheteur et le vendeur établissent ensuite un autre document, à savoir un compromis de vente.

C’est ensuite le compromis de vente qui scelle l’accord entre l’acquéreur et le vendeur, et qui donne lieu après plusieurs semaines à la signature d’un acte authentique chez le notaire, étape finale de la vente immobilière.

Pour réussir cette étape clé, consultez notre guide sur les clés d’une offre d’achat réussie, qui détaille comment formuler une proposition solide et convaincante.

 

La promesse d’achat, d’un point de vue juridique

Parce qu’il s’agit d’une offre, d’une proposition, la promesse d’achat ne constitue donc pas un contrat. Cependant, son existence et sa formulation engagent tout de même, d’un point de vue juridique, l’acheteur et le vendeur.

Mais pour que la promesse d’achat ait une valeur juridique, et qu’elle puisse ensuite aboutir à un compromis de vente, puis à la signature d’un acte authentique chez le notaire, quelques éléments et procédures doivent être respectés.

Alors, quels sont les engagements de l’acheteur et du vendeur suite à une promesse d’achat et que doit-elle-contenir pour être valide d’un point de vue juridique ?

 

Les éléments indispensables à intégrer dans une promesse d’achat en immobilier

Mais pour que la promesse d’achat ait une valeur juridique, et qu’elle puisse ensuite aboutir à un compromis de vente, puis à la signature d’un acte authentique chez le notaire, quelques éléments et procédures doivent être respectés. Quels sont les engagements de l’acheteur et du vendeur suite à une promesse d’achat et que doit-elle contenir pour être valide d’un point de vue juridique ?

Toute promesse d’achat formulée par l’acquéreur doit contenir en premier lieu le prix d’achat du logement proposé à la vente. Il s’agit d’une proposition qui n’est pas définitive : en cas de refus de la part du vendeur, l’acheteur est en droit de formuler une autre offre revue à la hausse par l’intermédiaire d’une autre promesse. Le document doit aussi intégrer une durée de validité de l’offre. En général, on estime cette durée à 5 ou 10 jours, bien qu’il soit possible d’allonger encore ce délai si l’acheteur le souhaite.

La promesse d’achat doit inclure quelques autres mentions pour disposer d’une valeur juridique, à commencer par celle qui stipule que « la vente ne sera définitive qu’à compter de la signature du compromis de vente » et que l’absence de réponse du vendeur pendant la durée impartie et précisée précédemment par l’acquéreur sera considérée comme un refus de sa part. La promesse peut également inclure des conditions suspensives lors d’une vente, notamment l’obtention d’un prêt immobilier ou d’un permis de construire.

Si tous ces éléments sont réunis et que le vendeur décide d’accepter la proposition, l’acheteur se retrouve alors automatiquement engagé vis-à-vis de lui.

 

Est-il possible de se rétracter après une promesse d’achat ?

Comme évoqué précédemment, l’acquéreur se retrouve juridiquement engagé auprès du vendeur si celui-ci accepte son offre d’achat formulée dans sa promesse. De même, il est impossible que le vendeur décide finalement de revenir sur la proposition, en réclamant un prix supérieur soumis dans l’offre de l’acheteur.

Comme évoqué précédemment, le compromis de vente constitue le moment où la transaction est conclue. Et en l’occurrence, l’acheteur bénéficie d’un délai de rétractation de 10 jours après la signature, durée pendant laquelle il ne peut être soumis à des pénalité s’il décidait au final de ne plus concrétiser son projet d’achat et de revenir sur son engagement.

 

Et le vendeur alors ?

Concernant le vendeur, la nature de son engagement est très différente. Contrairement à l’acquéreur, le vendeur ne bénéficie pas des 10 jours de rétractation après la signature du compromis de vente : il est engagé dans la transaction dès lors qu’il répond favorablement à l’offre formulée par l’acheteur.

Pour compléter nos informations, sachez que le vendeur est dans l’obligation d’accepter l’offre d’achat si le prix mentionné dans la promesse correspond à celui réclamé par le vendeur dans les différentes annonces.

Il reste toutefois quelques possibilités de rétractation, mais elles sont liées à d’éventuels manquements de l’acheteur lors de la formulation de sa promesse d’achat. À noter qu’une fois la promesse acceptée, l’acheteur devra généralement verser un acompte lors de la signature du compromis de vente. Pour savoir si l’acompte est obligatoire ? et comment il fonctionne, consultez notre article dédié.

 

Barraine Immo vous accompagne

Besoin de conseils pour trouver la bonne méthode pour vendre votre logement ? Commencez par estimer la valeur du bien avant votre promesse pour disposer des meilleurs arguments lors de la négociation. Prenez rendez-vous avec nos conseillers pour sécuriser votre achat, ou parcourez nos maisons à vendre en Bretagne.

Ces conseils peuvent vous intéresser

Réussir son projet immobilier à Crozon : les étapes indispensables

Réussir son projet immobilier à Crozon : les étapes indispensables

Déco : et si vous passiez au style minimaliste ?

Déco : et si vous passiez au style minimaliste ?

Haut de page

Comparateur de biens (0/3)

COMPARER
Comparateur de biens (0/3)
Tout supprimer